Cancer du sein

Le cancer du sein, véritable problème socialVéritable problème social, le cancer du sein reste le premier cancer féminin à l’échelle mondiale avec plus de 540 000 nouveaux cas chaque année.
Dans les recherches relatives au cancer de facon générale, les études épidémiologiques qui concernent le cancer du sein occupent une place de plus en plus importante. Sans nul doute parce que le cancer du sein demeure une pathologie fréquente et grave : 250 000 femmes en meurent chaque année dans le monde !
En France par exemple, on décéle 25 000 nouveaux cas par an et malheureusement 11 000 décès, d’ou le fait que ce cancer soit considéré comme un problème de santé publique. La fréquence du cancer du sein est très variable selon les pays et les facteurs qui interviennent son multiples : facteurs génétiques, rôle de l’alimentation et mode de vie.

Analyse des différents facteurs du cancer du sein :

  • La puberté tardive et la ménopause précoce s’accompagnent d’un faible risque du cancer du sein.
  • L’âge de la première grossesse et le nombre d’enfants ont un rôle important dans la genèse du cancer du sein : le risque est multipliè par deux si l’âge à la naissance du premier enfant est supérieur à 35 ans ou inférieur à 20 ans.
  • L’avortement provoqué qui comporte certains risques s’il est effectué avant l’âge de 20 ans ou si la période de gestation est inférieure à 2 mois.
  • L’allaitement : l’effet protecteur de la lactation est considéré comme faible et ne s’observe que pour les durées longues et supérieures à 2 ans.
  • Les facteurs hormonaux comme le rôle de des estrogènes et plus précisément l’obésité qui peut être considérée comme un facteur de survenue sur le cancer du sein.
  • Les contraceptifs oraux : les dernières études ne permettent pas de conclure que la pilule est un facteur de risque du cancer du sein.
  • L’alimentation : la consommation des graisses saturées d’origine naturelle augmenterait le risque à l’inverse des graisses d’origine végétales qui peuvent contribuer à le diminuer.
  • L’activité physique réduit le risque de cancer du sein et ce, jusqu’à l’ordre de 50% quand elle est pratiquée entre 14 et 22 ans.
  • Les agents toxiques : les études mettent surtout l’accent sur la consommation d’alcool. Le risque de cancer augmente proportionnellement à la quantité consommée.

Le dépistage du cancer du sein :
Les études ont démontré l’éfficacité du dépistage en terme de réduction de la mortalité du cancer du sein. En effet, le dépistage permet de faire le diagnostic à un stade infraclinique., plus tôt dans son évolution à un stade où les métastases ne sont pas encore installées. Le cancer peut ainsi guérir par la chirurgie ou la radiothérapie.
Le dépistage du cancer du sein concerne principalement une population de femmes qui sont âgées de 50 ans à 69 ans. A cet âge, le risque de le découvrir est plus élevé. Néamoins, on ne constate pas systématiquement des signes fonctionnels ou cliniques pouvant faire suspecter la maladie.

Les moyens de dépistage :

  • L’auto-examen : Il s’agit de la palpation des seins qui se fait soit en position assise soit en position couchée. Elle doit se faire une fois par mois en période post menstruelle : il faut procéder à la palpation devant un miroir de la façon suivante :La main droite comprime le sein gauche contre le gril costal pendant que la main gauche explore le sein droit. A la moindre anomalie, il faut consulter le médecin.
  • L’intérrogatoire : Il consiste à rechercher la notion d’antécédent familial du cancer du sein et le degré de parenté.
  • L’examen des seins : L’efficacité de ce moyen de dépistage dépend de l’expérience du médecin mais aussi des caractéristiques relatives au sein, telles que la taille et consistance et des spécificités de la tumeur comme la taille et la situation.
  • La mammographie : C’est le seul test de dépistage qui soit reconnu par l’OMS, Sa sensibilité et sa supériorité sont supérieures à 90%. Un mammotest peut-être positif ou négatif. Un test positif ne signifie pas pour autant cancer. En outre, une tumeur est plus facile à percevoir quand elle est volumineuse et superficielle. A condition toutefois qu’elle comporte une composition fibreuse importante, des micros calcifications et une absence de pathologie bénigne associée. Le sein doit en outre, être transparent et peu volumineux.
  • L’examen physique : Il consiste principalement à comparer les deux seins de face et de profil. Ce qui permet d’emblée de remarquer
    une voussure correspondant au nodule. Ce type d’axamen apprécie précisément le volume du sein, sa forme ainsi que sa symétrie par rapport à l’autre. On repére aussi le mamelon et ses modifications éventuelles, la couleur des téguments, l’existence d’un réseau veineux, d’un œdème ou d’une tumeur et le cas échéant d’une cicatrice.

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