La libido ? C’est dans ma tête Doc !

La libido, c'est dans la tête que ça se passe

Il a clairement été établi par les plus grands scientifiques, que c’est le cerveau qui commande la libido. Comment ça fonctionne…où ça dysfonctionne ? Quels sont les paramètres qui entrent en ligne de compte lorsqu’il s’agit d’une femme ou d’un homme ?

Quand le désir devient plaisir
La libido (“le désir” en latin) signifie le désir sexuel. C’est Sigmund Freud qui inventa le terme en spécifiant qu’il s’agissait d’une force ou d’une énergie pulsionnelle entrant en conflit avec les conventions et le comportement civilisé.
Spinoza a également utilisé le terme, libido, mais dans le sens de l’appétit sensuel. A l’époque il était, au début, très honteux d’aborder ces sujets en société, ce n’est qu’avec les écrits et dans les cercles ouverts que l’on commence, voire ça devient un effet de mode, à établir des théories, on raconte les expériences, on partage les pratiques tant et si bien que de nos jours il est devenu tout à fait banal d’en parler, d’ailleurs on pourrait même penser que ce sujet est galvaudé chez les 30/40 ans. Mais ne nous éloignons pas. Comment et qui orchestre tout ce schmilblick…là est la question !

L’organe maître, notre cerveau
Il a été prouvé que la régulation de la libido par l’exercice physique, se joue au niveau du cerveau.
Des études récentes indiquent en effet que l’exercice, pourvu qu’il soit d’une intensité modérée à élevée, agit significativement sur la concentration sanguine de la prolactine et de l’hormone lutéinisante (deux hormones qui stimulent le désir sexuel), augmentant la production de testostérone et facilitant la reproduction tant chez l’homme que chez la femme. Or, ces hormones sont sécrétées par l’hypophyse, une glande logée dans le cerveau : CQFD. Quand on dit : c’est dans la tête que ça se passe, finalement il ne s’agit pas là juste de racontars et bruit de couloir. Comme quoi !

Pas ce soir chéri, j’ai pas envie
Il y a des soirs, où le patinage artistique est plus sexy que le mari assis sur un pouf, un pyjama troué, une bière à la main et qui chuchotte  : on y va bébé ? Mais non !! Pas comme ça messieurs… il y a tellement de façons d’introduire et de communiquer le désir. A moins bien entendu qu’il y ai blocage : et ce dernier peut se résoudre très aisément.
Parfois onconstate par exemple que c’est la pillule qui fait office de barrière. Solution: consulter son gynéco et en changer ! ou encore : j’ai tellement de boulot en ce moment que quand je rentre chez moi le soir : je dors. Solution : état passager, dès que possible un week end au plus et hop ça repart ! Et enfin, il faut savoir que l’ennemi de la libido, c’est la routine. Alors ça il n’y a pas pire. Pour retrouver cette sensation d’être juste une bombe dans les bras de vos hommes, mesdames, sortez l’artillerie lourde. Nuisette, string sur talons, bougies parfumées, mise en scène : ça marche à tous les coups : car c’est dans la tête que ça se passe.

Libido et grossesse
Il n’y a pas de normes en matière de sexualité. La grossesse constitue un moment très particulier dans la vie du couple. Cette parenthèse peut s’inscrire dans un climat de désir ou de libido en sommeil en fonction des individus.
Chez les femmes, quand elles souffrent d’une panne de désir, elles ne s’en plaignent pas mais somatisent (nausées, malaises…). L’action des hormones, la fatigue, les modifications du corps (ventre, volume des seins) peuvent altérer le désir. L’inverse peut s’avérer  également; une grossesse sous  le signe de la profusion sexuelle est très rencontrée chez les jeunes couples avides d’expériences nouvelles. Tout est dans le regard, celui du compagnon joue un rôle capital : la femme aura du désir si elle se sent désirée.
L’homme : là aussi il n’y a pas de normes. Certains hommes sont plein de désirs pour la femme qui porte leur bébé. Elle leur paraît féminine et ultra sensuelle. Mais d’autres souffrent de blocage : la femme passe du statut d’amante à celui de maternante. Certains hommes éprouvent même du dégout. Il est nécessaire de dialoguer ou de recevoir de l’aide d’un tiers pour dissiper les peurs qui troublent celui qui sera, le futur papa.

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